La camp des autres

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Quand un poète comme Thomas Vinau s’empare de la forme romanesque, il offre ceci, un propos fort servi par une écriture précise, intense et habitée.

Avec « Le camp des autres », Thomas Vinau écrit la liberté crue de l’enfance, du monde sauvage et de la récalcitrance. Il dit avoir voulu écrire « la ruade, le refus, le recours aux forêts ».
Voilà qui est formidablement réussi.

Gaspard fuit dans la forêt avec son chien. Il a peur, il a froid, il a faim, il court, trébuche, se cache, il est blessé. Un homme le recueille. L’enfant s’en méfie : ce Jean-le-blanc, est-ce un sorcier, un contrebandier ?
Avec lui, et d’autres récalcitrants – ceux de la Caravane à Pépère qui défraya la chronique au début du XXe siècle – Gaspard va découvrir la vie en marchant sur le monde.

Pages minérales, magie du verbe. Un hommage digne et fort à tous les sans-famille, les sans-abri, les sans-papiers, les sans-patrie.
A lire absolument !